vendredi 20 janvier 2012

Petit tour à l'hôpital...


Une charte de 1190 confirme la donation faite en 1147 à l’hôpital de Jérusalem (commanderie St Jean), d’un moulin, de terres, de prés, et d’un four situé au dessous des remparts de Nancy ; ce four devait être situé au niveau de la rue des Marèchaux.

  1158 : le duc Mathieu abandonne aux religieux du prieuré Notre-Dame, la Maison-Dieu qui existait près de la ville pour y recevoir les pauvres et infirmes et soigner ceux qui en avaient besoin (hôpital Notre-Dame).

  1273 : mention par Ferry III de la léproserie de la Madeleine .

  Février 1335 : fondation de l’hôpital Saint Julien, établi dans la maison située grand rue, à l’angle de la ruelle qui conduit de cette rue à Saint Epvre.

  1425 : reconstruction de l’hôpital Notre-Dame dans la rue des Dominicains, dont l’administration est confiée aux sœurs grises en 1495.

  16ème siècle : la chirurgie était exercée par des individus remplissant en même temps l’office de barbier et ne possédant aucune connaissance.

  Dans la seconde moitié du 16ème , apparut une maladie mentale persuadant des malheureux qu’ils étaient sorciers.

  En 1625, un édit de Charles IV stipule que toute personne entrant à Nancy, ou en Lorraine serait interrogée et repoussée si elle venait d’un lieu contaminé. Il était également interdit de recevoir en ville, mendiants ou personnes inconnues. La dernière contrainte portait sur l’hygiène à proprement dite : interdiction de nourrir les porcs dans la ville et de laisser des immondices dans les rues et sur les places.
La peste arrive près de Nancy en 1627, Saint Nicolas de Port, Pont à Mousson sont touchés et il était alors exigé aux habitants de ces communes de quitter Nancy. La maladie toucha ensuite Champigneulles et Villers en 1629, et toute communication fut rompue avec ces villages.
C’est en mars 1630 qu’apparaît la peste à Nancy ; la vieille-ville fut la première contaminée, entraînant l’isolement total de la ville-neuve.
Un an plus tard, tout Nancy était touché ; les habitants encore sains étaient envoyés à Nabécor et Buthégnémont pour les préserver.
En ville, des mesures sont prises ; des aéreurs étaient chargés d’aérer les maisons pestiférées ; si plusieurs décès étaient recensés dans une même demeure, celle-ci était incendiée. Par souci de non-prolifération, les morts étaient enterrés sans même une cérémonie religieuse ; les malades, eux, étaient envoyés dans le bois du parc de Maréville (emplacement actuel à vérifier).
La vie sociale a été totalement interrompue, et les habitants devaient respecter un couvre-feu (21h), l’estimation des pertes est équivalente à un tiers de la population, la maladie fut circonscrite dans le courant de l’année 1632.

  L'ancienne léproserie était située au 77-79 avenue de Strasbourg.


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