Une charte de 1190 confirme la donation
faite en 1147 à l’hôpital de Jérusalem (commanderie St Jean),
d’un moulin, de terres, de prés, et d’un four situé au dessous
des remparts de Nancy ; ce four devait être situé au niveau de
la rue des Marèchaux.
1158 : le duc Mathieu abandonne aux
religieux du prieuré Notre-Dame, la Maison-Dieu qui existait près
de la ville pour y recevoir les pauvres et infirmes et soigner ceux
qui en avaient besoin (hôpital Notre-Dame).
1273 : mention par Ferry III de la
léproserie de la Madeleine .
Février 1335 : fondation de
l’hôpital Saint Julien, établi dans la maison située grand rue,
à l’angle de la ruelle qui conduit de cette rue à Saint Epvre.
1425 : reconstruction de l’hôpital
Notre-Dame dans la rue des Dominicains, dont l’administration est
confiée aux sœurs grises en 1495.
16ème
siècle : la chirurgie était exercée par des individus
remplissant en même temps l’office de barbier et ne possédant
aucune connaissance.
Dans
la seconde moitié du 16ème
, apparut une maladie mentale persuadant des malheureux qu’ils
étaient sorciers.
En 1625, un édit de Charles IV stipule que toute
personne entrant à Nancy, ou en Lorraine serait interrogée et
repoussée si elle venait d’un lieu contaminé. Il était également
interdit de recevoir en ville, mendiants ou personnes inconnues. La
dernière contrainte portait sur l’hygiène à proprement dite :
interdiction de nourrir les porcs dans la ville et de laisser des
immondices dans les rues et sur les places.
La peste arrive près de Nancy en 1627, Saint
Nicolas de Port, Pont à Mousson sont touchés et il était alors
exigé aux habitants de ces communes de quitter Nancy. La maladie
toucha ensuite Champigneulles et Villers en 1629, et toute
communication fut rompue avec ces villages.
C’est en mars 1630 qu’apparaît la peste à
Nancy ; la vieille-ville fut la première contaminée,
entraînant l’isolement total de la ville-neuve.
Un an plus tard, tout Nancy était touché ;
les habitants encore sains étaient envoyés à Nabécor et
Buthégnémont pour les préserver.
En ville, des mesures sont prises ; des
aéreurs étaient chargés d’aérer les maisons pestiférées ;
si plusieurs décès étaient recensés dans une même demeure,
celle-ci était incendiée. Par souci de non-prolifération, les
morts étaient enterrés sans même une cérémonie religieuse ;
les malades, eux, étaient envoyés dans le bois du parc de Maréville
(emplacement actuel à vérifier).
La vie sociale a été totalement interrompue, et
les habitants devaient respecter un couvre-feu (21h), l’estimation
des pertes est équivalente à un tiers de la population, la maladie
fut circonscrite dans le courant de l’année 1632.
L'ancienne léproserie était
située au 77-79 avenue de Strasbourg.